Que de chemin parcouru depuis ce jour initiatique où, dans un matin pur et glacé de Février 1976, du sommet de l'Asekrem, sur les traces de Charles de Foucauld, j'assistais, bouleversée, au lever du soleil sur les montagnes du Hoggar. Sous la caresse tiède de la lumière, les orgues de basalte s'élançaient vers le ciel, jetaient leur ombre démesurée sur l'infini de l'horizon, balayant dans leur jubilation les limites de mon univers.
C'était le matin du monde.
Puis, après l'écrasement des heures chaudes, dans la douceur du jour qui décline, je sentis la paix descendre sur la terre et pénétrer jusqu'au fond de mon âme.
Alors, quand le ciel eut accroché toutes ses étoiles, blottie au creux de la dune, je me laissais glisser dans le sommeil pendant que la lune veillait.
Vint enfin le jour où, pleine de réserve, je pénétrais pour la première fois l'intimité d'un campement. Dans la simplicité de l'essentiel, je partageais avec les Touareg la convivialité d'un feu de bois en buvant silencieusement un verre de thé.
Comment leur dire que j'étais bien ?
Il y eut ensuite d'autres pays, d'autres matins, d'autres soirs, d'autres rencontres. J'ai appris que pour être en harmonie avec le désert, il suffisait de s'adapter à ses lois, d'adopter son rythme,
sans à priori ni arrière-pensée. La pratique de leur langue, le respect de leurs conventions et de leurs croyances m'ont rapprochée des Touareg. Moments de complicité avec les femmes, rires
avec les enfants, je peux maintenant leur dire mon inlassable joie de revenir près d'eux et être profondément touchée quand ils me disent :
"kem, our g'ir takafart, ta nener". "Tu es des nôtres".
Fruit de la richesse de ces échanges, la création de Hommes Bleus me donne, depuis une vingtaine d’années, la chance de faire partager à d'autres l'authenticité de ces instants privilégiés qui se prolongent jusque dans l'aprèsvoyage. Les lettres chargées d'émotion, de nostalgie, d'amitié et les messages de reconnaissance à transmettre sont autant de témoignages de personnes qui, sans distinction d'âge, de sexe ou de condition sociale, ont tout simplement, le temps d'un voyage, retrouvé le plaisir de voir, d'écouter, d'être. Certains reviennent, presque chaque année, poussés par le besoin de se ressourcer, de renouer avec des lieux et des gens auxquels ils se sont attachés. Se poser dans cette nature intemporelle, magnifiquement sculptée par le sable et le vent où les mots beauté, éternité, infini, silence, fraternité, paix et aussi humilité ont une consistance.
Pour moi, dès le premier jour, cela a pris le visage du bonheur.
Béatrice Mazard
"Akal teggazagh tesheq-q"
"En quelque pays que tu entres, conforme-toi à ses moeurs"
(proverbe touareg)
Hommes bleusCe sont les Touareg, les hommes voilés du désert, ainsi appelés à cause de l’indigo de leur chèche (le tagoulmoust) qui leur bleuit le visage. Selon l’historien grec Hérodote (appelé Père de l’Histoire), ils s’apparentent à la grande civilisation berbère et vivent dans le Sahara depuis plus de trois millénaires.
Nous sommes l’histoire d’une passion pour le désert et plus particulièrement pour le Sahara, considéré comme “ le plus beau désert du monde ” le seul où l’on peut faire un tourisme authentique, avec les nomades et selon leur mode de vie. Hommes Bleus est une agence spécialisée qui depuis 20 ans crée
des circuits originaux dans le respect du désert et de ses hommes. Elle est reconnue pour son expérience, la qualité de ses prestations et son attachement aux rencontres.
Comme toute histoire, Hommes Bleus évolue vers de nouveaux horizons, de nouvelles découvertes mais avec toujours la même éthique et les mêmes exigences.

Contrairement à nombre de nos concurrents, nous attachons une grande importance à la sécurité de vos séjours dans le désert. Lors de nos méharées, chaque participant possède son propre chameau, en plus de chameaux dédiés au transport des bagages. Vous n'avez pas la surprise de découvrir que vous allez passer les 15 prochains jours en méharée à devoir partager un chameau avec 3 autres personnes !
Afin d'illustrer notre expérience, je vous propose de dévouvrir une expérience vécue récemment dans notre 'Echo du Sahara de juillet 2010'